Le liège est utilisé depuis plus de 5 000 ans pour sceller les récipients. Une amphore, découverte à Éphèse et datant du Ier siècle avant notre ère, était si bien scellée par un bouchon de liège qu'elle contenait encore du vin. Les Grecs anciens l'utilisaient pour fabriquer des sandales, tandis que les Chinois et les Babyloniens s'en servaient pour la pêche. Le Portugal a promulgué des lois pour protéger ses forêts de chênes-lièges dès 1209, mais ce n'est qu'au XVIIIe siècle que le liège a été véritablement appliqué.thC'est au XXe siècle que la production de liège a débuté à grande échelle commerciale. L'expansion de l'industrie vinicole à partir de cette date a maintenu une demande de bouchons de liège qui s'est maintenue jusqu'à la fin du XXe siècle.thAu début du XXe siècle, les producteurs de vin australiens, mécontents de la quantité de vin bouchonné qu'ils recevaient et soupçonnant qu'on leur fournissait du liège de qualité inférieure dans le but délibéré de freiner l'arrivée des vins du Nouveau Monde, ont commencé à utiliser des bouchons synthétiques et des capsules à vis. En 2010, la plupart des domaines viticoles de Nouvelle-Zélande et d'Australie étaient passés aux capsules à vis et, comme celles-ci sont beaucoup moins chères à produire, de nombreux domaines en Europe et en Amérique ont suivi le mouvement. Il en a résulté une chute spectaculaire de la demande de liège et la disparition potentielle de milliers d'hectares de forêts de chênes-lièges. Heureusement, deux éléments sont venus améliorer la situation : d'une part, une nouvelle demande de véritables bouchons de liège de la part des consommateurs et, d'autre part, le développement du cuir de liège comme meilleure alternative végane au cuir.






